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Mis en avant

Situé à Harnes, commune du Pas-de-Calais, le musée de l’École et de la Mine vous apprend tout de l’histoire du charbon, vous dévoile la vie quotidienne du mineur et vous offre la reconstitution de plusieurs galeries souterraines.

Galeries de mine reconstituées

Le musée vous replonge également dans l’enseignement début du XXième siècle à l’aide d’une salle de classe de l’époque.

Une classe au début du XXième siècle

On parle du Musée :

http://www.nord-pas-de-calais-tourisme-hebergements.com
Harnes est depuis longtemps réputée pour la qualité de l’enseignement et la curiosité de ses enfants, ainsi que pour le courage et la détermination des mineurs et de leur famille. C’est ce que le musée de l’école et de la mine communique à ses visiteurs depuis déjà 20 ans. Une salle de classe de l’époque rassemble matériel et documents pédagogiques, rappelant l’enseignement d’autrefois. Plus loin des galeries de mine et des salles présentant des scènes d’époque ont été reconstituées. Ainsi la salle de télégrisoumétrie, la lampisterie, ou le café du mineur évoquent la vie des mineurs et de leur famille, au coron comme à la fosse.

http://www.ville-harnes.fr/Patrimoine
Le Musée de l’école et de la Mine, fondé voici plus de vingt ans, rend hommage à la condition de nos « gueules noires » comme au milieu scolaire du début du 20ème siècle. Pour cultiver les valeurs de courage, de lutte ouvrière chères à ces travailleurs, la reconstitution des galeries, les salles d’exposition retracent la vie de mineur, au coron et à la fosse. Les visites sont placées sous la conduite d’une équipe d’animateurs bénévoles, tous ayant bien grandi dans l’ère du charbon. Le récit des hommes du fond, les vestiges des fosses 9/17 et 21/22 de Harnes, l’estaminet, la cuisine, la salle de télégrisoumétrie… Bref, c’est une exploration entière qui retranscrit l’histoire de la mine. La visite de la salle d’école, avec l’exercice de la dictée à la clé, est tout aussi éducative et chargée de souvenirs. La salle de matériel didactique jouxtant la classe illustre la même période et l’enseignement de l’année 1900. L’exposition de matériel et de documents pédagogiques rappelle aux visiteurs l’école d’antan.

Décès de Monsieur André Legrain

Nous avons la douleur et la tristesse de vous faire part du décès de Monsieur André Legrain, fondateur du Musée, survenu à la Polyclinique de Riaumont (Lièvin) le 25 février 2015.

André Legrain

André était un homme passionné qui aura eu à cœur de transmettre son héritage aux petits et aux grands jusqu’aux derniers moments de sa vie.

Ses obsèques auront lieu le lundi 2 mars 2015 à 15H à Harnes.

«Dis, papy, c’est quoi un terril ?»

Le mercredi 02.07.2014 – La Voix du Nord

Deux ans… Déjà deux ans que le bassin minier est reconnu comme site à préserver par l’Unesco !

Au premier plan, André Legrain donnant des explications sur les terrils à Liliane et Yves Degruson.

Au premier plan, André Legrain donnant des explications sur les terrils à Liliane et Yves Degruson.

Dans le cadre de l’opération « Le bassin minier fête le Patrimoine mondial », André Legrain, fondateur du musée de la Mine et de l’École à Harnes, a démarré au quart de tour. Avec Josiane Lorthios et l’équipe du musée, il a préparé l’exposition « Dis, papy, c’est quoi un terril ? », accompagnée d’un petit film sur le sujet. Cette expo intéressante est encore visible cette semaine.

Bien sûr, André vous présentera des documents rares, des photos, des poèmes, des témoignages et des objets évoquant le terril n°93 d’Harnes, celui que l’on aperçoit depuis la route de Lille. Comme il l’a fait pour Yves et Liliane Degruson, venus mardi après-midi d’Auchy-les-Orchies, il vous parlera de l’exploitation des schistes, des loisirs, de la faune, de la flore et de la notion de tourisme.

Mais, appuyé sur sa canne, il vous racontera aussi son histoire : « J’ai commencé en 1945 à la fosse 21 d’Harnes comme galibot, puis en tant qu’ouvrier qualifié. Pour intégrer l’École des mines de Billy-Montigny, il fallait avoir travaillé trois cents jours. Ernest Ruelle, mon supérieur, m’a dit de faire d’abord… trois ans ! J’ai donc fait partie de la promotion 1948-1950 avant de partir trois ans dans les mines de fer de Lorraine. Après, je suis revenu ici… » André est content de son exposition, qui a attiré 75 personnes lors du vernissage. Et de se remémorer des dizaines d’anecdotes liées à la mine et à ces monts si familiers. Allez le rencontrer, vous en apprendrez encore sur les terrils !

Les membres du musée de l’École et de la mine se sont mobilisés

Le samedi 21.09.2013 – La Voix du Nord

1913/2013 – Cent ans de protection avec une mention spéciale pour l’anniversaire des 30 années d’une passion partagée et deux années importantes dans la succession de ces journées.

Une équipe soudée et passionnée.

Une équipe soudée et passionnée.

1984 : première journée portes ouvertes des monuments historiques, 1991 journées européennes du patrimoine. Une mise en lumière des patrimoines dans toute leur diversité et le patrimoine minier notamment. Pour la circonstance, l’équipe du fondateur du musée André Legrain, qui garde toujours bon pied bon œil, avait travaillé sur une exposition sur le thème retenu cette année.

Les textes du poète patoisant Jules Mousseron ont été mis à l’honneur dans cette exposition, tout comme les peintures de Pierre Buquet, artiste mais aussi ancien instituteur harnésien. Une façon de revisiter l’histoire avec le serment du jeu de paume, la prise de la Bastille ou encore la nuit du 4 août 1789.

Plus dans le sujet du week-end, le texte du martyr lensois, Émile Basly, intitulé « L’assassinat des Mines », nous a fait découvrir les horreurs de la destruction des mines par les ingénieurs allemands.

Le musée de l’École et de la Mine vous apprend tout de l’histoire du charbon, vous dévoile la vie quotidienne du mineur et vous offre la reconstitution de plusieurs galeries souterraines. C’est une excellente idée de sortie et il ne faut surtout pas attendre les prochaines journées du patrimoine pour venir découvrir le travail d’une équipe formidable.

Les enfants d’aujourd’hui découvrent l’école d’autrefois

Le 12/06/2013 – La voix du Nord

Les enfants de la classe de CE1 de l’école Pasteur sont venus, avec leur professeur Sabrina Fanion, découvrir le musée de l’école. C’est Josianne Lorthios, accompagnée de quelques fidèles de l’association, et en l’absence de sa fondatrice Mme Legrain, qui a fait la classe. Une véritable rétrospective qui a captivé les enfants.

Annie prend soin de ses blouses, précieux témoins de l’école d’autrefois visitée par des enfants surpris et intéressés.

Annie prend soin de ses blouses, précieux témoins de l’école d’autrefois visitée par des enfants surpris et intéressés.

En entrant dans la classe, le décor laisse songeur. Une carte de France au mur et, sur un tableau, un alphabet avec des lettres d’un autre temps avec des pleins et des déliés, un boulier, des tableaux de mesure, un globe, des illustrations de fables et surtout un poêle à charbon. Sans oublier le bureau du maître sur une estrade, qui domine des tables et des bancs en bois à l’odeur de cire. « Chaque fin de semaine, les enfants prenaient soin de poncer leur table avant de la cirer. C’était un privilège de faire celui du maître ou l’estrade. En général, c’était le samedi après-midi, après les révisions et la dictée. Il pouvait aussi y avoir des ateliers qui permettaient aux filles de faire de la couture et aux garçons de travailler le bois. »

Il y a soixante ans, la blouse était encore de circonstance.

Il y a soixante ans, la blouse était encore de circonstance.

Grand silence dans les rangs… Samedi après-midi ? Et Josianne d’enfoncer le clou : «L’école avait lieu du lundi matin au samedi après-midi avec comme seul jour de repos le jeudi. Pour éviter que les enfants se salissent mais surtout ne pas laisser apparaître les différences, le port du tablier était obligatoire. L’instituteur aussi avait sa blouse, son sifflet, sa chemise et sa cravate. »

Quelques enfants se sont pris au jeu et ont enfilé des blouses. Au même moment, la cloche centenaire de l’école Diderot se rappelle à notre bon souvenir. « Si vous êtes sages, on terminera avec une page d’écriture. » La transition est toute trouvée pour parler du cartable en cuir, de la trousse, du porte-plume, du buvard et de l’encre. Sans le savoir, les enfants vont prendre une leçon de chimie sur l’influence de la température sur le pouvoir de dissolution. « Sur le poêle qui se trouve au fond de la classe, le professeur pouvait faire réchauffer son repas mais aussi faire chauffer de l’eau pour préparer l’encre. On mélangeait de l’eau chaude avec de la poudre pour fabriquer l’encre qui, une fois refroidie, pouvait être versée dans les encriers qui se trouvaient sur les tables. » Pour expliquer la présence des os et des animaux empaillés exposés au mur, Josianne a émis cette remarque qui peut faire réfléchir sur l’évolution de nos méthodes d’enseignement : autrefois, on n’avait pas d’ordinateur et on utilisait des animaux ou des objets simples pour illustrer les leçons de science naturelle, alors joliment appelées « leçons de choses ».

À côté du Louvre-Lens, le musée de l’école et de la mine continuera de vivre et d’informer

Le 23/09/2012 – La Voix du Nord

À l’approche de l’inauguration du musée du Louvre-Lens, le musée de l’école et de la mine de Harnes a encore de beaux jours devant lui. Grâce aux bénévoles qui ont soutenu l’action de M. et Mme Legrain, la Ville espère devenirune étape incontournable pour les visiteurs du Louvre-Lens qui viendront du monde entier.

C'est en visitant le musée que les jeunes se rendront compte qu'à l'époque, l'école n'était pas mixte...

C’est en visitant le musée que les jeunes se rendront compte qu’à l’époque, l’école n’était pas mixte…

La salle de classe du début du XXe siècle, ainsi qu’une exposition de matériel et de documents pédagogiques, rappellera aux visiteurs l’école d’antan. Déjà les scolaires, qui viennent visiter le musée de la mine, peuventapprécier l’évolution du système éducatif et se rendre compte que l’école n’a pas toujours été mixte, qu’il n’était pas facile d’écrire à la plume et que l’enseignement à la façon deJules Ferry au pays des Galibots pouvait avoir des contraintes.

La scolarité n’était pas obligatoire jusque 16 ans et très jeunes, les garçons allaient travailler à la mine. Ils étaient d’abord affectés au criblage sur le carreau, ils descendaient ensuite au fond pour pousser les berlines avant d’être intégrés dans l’équipe d’abattage. Ils étaient « galibots ». La façon d’éduquer la jeunesse a changé.Redécouvrir l’école d’antan est une bonne façon de prendre un peu de recul par rapport à sa propre histoire d’ancien écolier.

Le musée de l’école et de la mine s’est fait une beauté

Le 21/09/2012 – La Voix du Nord

Même si l’entrée de ce musée est toujours gratuite et qu’il est ouvert au public les mardi et jeudi, de 14 heures à 17 heures, il y avait encore foule au 20/24 de la rue de Montceau à l’occasion des Journées du Patrimoine. Plus de 2 000 entrées ont été enregistrées cette année.

André Legrain présente le fameux cuffat qui a trouvé une reconversion.

André Legrain présente le fameux cuffat qui a trouvé une reconversion.

Marie-Élodie Stys, qui vient de terminer son master, a été engagée par la ville de Harnes comme agent du patrimoine pour aider l’équipe de bénévoles qui s’occupe d’entretenir et faire vivre le musée.

La veille, Philippe Duquesnoy, maire, était venu en compagnie de M. Lefebvre, inspecteur de l’académie, pour admirer le travail accompli ces dernières semaines. En plus de la rénovation des mannequins, dont celui du garde de compagnie qui se trouve à l’entrée, une exposition sur le patrimoine caché a été réalisée. On peut y voir, entre autres, les terrils du 9 et du 21, la plaque qui a été posée à l’emplacement du puis de mine, un cuffat qui permettait aux mineurs de descendre et remonter du fond avant l’apparition de la cage d’ascenseur, les paratonnerres, la coupe d’un puits et les différents éclairages avec l’usine Maxer qui avait en charge la confection des lampes à feu nu.

Un trésor pour les scolaires

Le musée de l’école et de la mine représente un circuit ouvert de douze salles et de deux reconstitutions de galeries minières successives d’une longueur totale de 30 mètres. Le sous-sol représente un espace important de galeries de mine. Au rez-de-chaussée, on peut découvrir l’univers scolaire du début du XXe siècle à travers deux salles, une mini-lampisterie, une salle réservée au matériel minier moderne et une salle de géologie minière. La visite du musée vous fera ensuite découvrir les techniques de travail, les dangers liés à la mine dont les maladies professionnelles. Enfin à l’étage, on découvre l’univers quotidien du mineur avec la cuisine du mineur, un café de fosse et une projection audiovisuelle qui viendra compléter les connaissances acquises au cours de la visite.

Le Bassin Minier au Patrimoine Mondial de l’Unesco

Septembre 2012 – La gazette de Harnes

Le Bassin Minier au Patrimoine Mondial de l’Unesco

Qui aurait pu penser que nos terrils, écoles, fosses, chevalements, cités et autres bâtiments, tous hérités de 3 siècles d’exploitation charbonnière, se retrouveraient un jour exposés au regard et à l’appréciation du monde ? C’est chose faite depuis le 30 juin dernier, une date qui restera à jamais gravée dans nos mémoires. Après une journée
pleine de suspens, le verdict est tombé. Le Bassin Minier est désormais reconnu en tant que « paysage culturel évolutif vivant ».

Le Bassin Minier Uni (BMU), l’organisme porteur du projet, a présenté le seul dossier français composé de 1 450 pages, 3 730 photos et 91 cartes, constituant 15 kgs de papier et d’espoir. Il est parvenu à convaincre les 21 Etats membres de la commission, devenant ainsi le 38ème site français classé Patrimoine Mondial de l’Unesco. Une inscription vécue, non seulement comme une victoire, mais aussi comme une reconnaissance du travail des mineurs de notre région et de leur labeur.

À l’annonce de cette décision, des tonnerres d’applaudissements ont retenti au sein du Palais de Tauride à Saint-Pétersbourg, traduisant la vive émotion et l’immense joie ressenties par l’équipe qui a travaillé durant 10 ans sur cette candidature. Un moment de pur bonheur et de fierté pour notre Maire, Philippe Duquesnoy, qui a fait le voyage en Russie avec la CALL, mais aussi pour les milliers d’anciens mineurs du Nord-Pas-de-Calais, dont André Legrain, président bénévole du Musée de l’Ecole et de la Mine.

C’est la première fois, dans le monde, qu’un bassin industriel, aussi dense, riche et vaste, marqué par la seule exploitation charbonnière, est inscrit au Patrimoine Mondial de l’Unesco. Au final, ce sont 353 éléments, soit 25% du patrimoine minier, qui ont été retenus. Sur 120 kilomètres de long, ce sont 87 communes, 17 fosses, 21 chevalements, 51 terrils, 3 gares, 124 cités, 38 écoles, 26 édifices religieux, des salles des fêtes ou encore 4 000 hectares de paysage qui ont reçu ce prestigieux label qui leur confère une valeur universelle exceptionnelle.

Dans notre commune, sont concernés l’Église du Sacré Coeur, le Terril 93, la Cité Bellevue Ancienne et son école.

Un nouvel espoir de développement économique et culturel qui s’offre à notre région et qui vient compléter une reconnaissance mondiale initiée par le Louvre-Lens.

Terril 93

Regard sur le passé : Le dernier grand témoin de la fosse 21

2012 – La gazette de Harnes

Regard sur le passé : Le dernier grand témoin de la fosse 21

Si l’extraction du charbon au puits de la fosse 9, ouvert en 1897 démarra rapidement après son fonçage, il n’en fut pas même pour les puits 21 et 22 qui connurent une histoire mouvementée.

Commencé en 1910, leur creusement était achevé en 1913 et les installations du jour étaient prêtes à fonctionner pleinement dès 1914. Hélas, la guerre ayant été déclarée en août, notre ville fut occupée en octobre par les troupes allemandes et leur mise en service fut ajournée…

Quatre ans plus tard, il ne restait plus sur le carreau qu’un amas pitoyable de ferrailles tordues après les multiples bombardements subis et les sabotages de l’occupant dont l’ennoyage du fond, dans sa fuite devant l’avance alliée.

Peu après 1918, il fallut tout reconstruire et cela s’avéra particulièrement laborieux en raison de la gravité des dégâts. Malgré tout, la production reprit au début des années 20 avec des installations modernisées mais toujours avec le même type de chevalement, l’un couvert en bois et l’autre en poutrelle métallique à treillis.

La seconde guerre mondiale n’arrêta pas l’extraction et la production continuera à croître malgré des tentatives de ralentissement d’ouvriers mineurs conscients qu’elle profitait à l’effort de guerre allemand.

Au tout début des années 50, les installations seront à nouveau modernisées et l’on atteindra, à partir de 1954, des rendements exceptionnels. L’exploitation durera encore plus d’une vingtaine d’années.

Cependant les Houillères les considérant comme trop peu rentables, les deux puits fermèrent en 1977. Ils furent remblayés en 1978 et les deux chevalements dynamités en 1979 et 1980. Ne subsisteront alors que les bureaux, le logement du gardien et les deux châteaux d’eau à proximité.

Sur le carreau de la fosse, se trouvent donc alors éparpillés des objets miniers. Monsieur Marius Leclercq, ancien mineur de fond et aussi adjoint au maire de l’époque parviendra à récupérer quelques outils ainsi qu’un paratonnerre qu’il recueillera précieusement et apportera aux services techniques, route d’Annay. Cette pièce unique sera confiée par la suite au Musée de la Mine créé en 1984.

Fixée verticalement, celle-ci, longue tige métallique en fer de 2,20 mètres arborant les emblèmes des mines de Courrières, deux pics entrecroisés, surplombait fièrement les chevalements. Elle protégeait les bâtiments des effets éventuels de la foudre évitant ainsi les incendies : c’est dire son caractère vital pour la fosse et son personnel !

Présenté lors d’une exposition hommage par les Amis du Musée de l’École et de la Mine, en 2007, dans le hall de la mairie, le paratonnerre suscita la curiosité des visiteurs qui n’en avaient jamais vu d’aussi prés et pour cause !

Le dernier grand témoin de la fosse 21

Il inspira aussi, à l’un des fidèles amis du musée, une ode sensible dédiée a ce veilleur infatigable et à son géniteur, Benjamin Franklin. En voici un court extrait :

J’aurais peut-être dû m’appeler Benjamin ou Franklin, du nom de mon père, Américain génial qui avait su maîtriser la foudre.

Relié à la terre, témoin privilégié de la vie quotidienne des hommes, j’ai toujours cherché à les protéger.

Chaque matin, à l’aube, lorsque retentissaient les sirènes, je voyais les saluts des femmes à leurs maris de mineurs, j’houspillais les galibots encore ensommeillés, je dépêchais ceux oui traînaient à l’estaminet ou grondaient les porions trop zélés.

Ô combien de personnes se sont pressées sur le carreau à mes pieds l Des hommes réclamant leur dû, des femmes et des enfants exigeant du savon, du pain ou des nouvelles de leurs hommes enfouis sous des tonnes de houille et billes de bois, des couples dansant pendant le Front populaire ou fêtant, comme Austerlitz, la victoire des 100 000 tonnes l

Je m’appelle Paratonnerre.